dimanche 3 décembre 2017

Retour temporaire ?

J'ai mis la main récemment sur de vieux travaux qui sommeillaient dans mon disque dur. Certains d'entre eux datent qu'il y a quelques années de cela. Je ne publie pas grand chose depuis un bout de temps car j'étais pris par d'autres projets artistiques et personnels.

J'ai donc décidé de retrousser les manches pour dépoussiérer certaines œuvres et réactualiser d'autres. Il y a également des nouveautés que je mettrai en ligne très prochainement.

A bientôt !

K16

samedi 10 juin 2017

Le manifeste du Wantotrisme


Les deux idéologues du Wantotrisme en ont défini les contours approximatifs mais ils ont laissé aux doctrinaires locaux (de Russie aux Etas-Unis en passant par la France et la Côte d'Ivoire) la liberté d'amender ou d’étendre l'application de cette chari3a qui sait tellement surfer entre le sacré et le profane (l'antifane aussi).

Le Wantotrisme : Un état d'esprit (souvent inconscient) qui fait croire au sujet, au serf, au supplétif inconscient d'une oligarchie ou d'un royaume ou même d'une république dattière que la destinée de la communauté ou du pays auxquels il appartient ou qui le contiennent passivement, dépendent de la démonstration (ostentatoire tout étendards aux vents) de son attachement ou de sa "fierté" à ce pays ou à cette communauté. Il ne s'agit donc pas de statuer ou de défendre des faits ou de se battre pour un droit légitime aliéné. Il s'agit de sur-gonfler des muscles atrophiés. Certaines personnes atteintes de Wantotrisme le sont volontairement et de bonne foi mais d'autres, plus nombreuses, le sont par instinct (grégaire diraient leurs bergers) ou par calcul vénal. Le Wantotriste se laisse ainsi entraîner régulièrement à confondre entre une éjaculation précoce et un plan quinquennal.
Les personnes atteintes du Wantotrisme de bonne foi insistent pour ne pas se rendre compte que leur Wantotrisme est un aveu déguisé et paradoxal de l'incapacité et de l'incurie de l'Etat (nation, aiment-ils rajouter dans un élan d'intellectualisme boursouflé) dont ils sont là à défendre, bec et ongle, la dignité et la sécurité, se faisant ainsi les représentants non délégués et non rémunérés des ministères de l’intérieur, de la défense, du tourisme, des finances, de l’énergie et de l’étranger d'un Etat qui les méprise au plus haut point et auxquels ils continuent de croire en dépit de sa tonitruante inexistence.
  1. Le Wantotriste primaire est facilement détectable : Il a le patriotisme à fleur de peau, il fait de la géopolitique du dimanche et se mêle rarement de ce qui se passe dans son village. Il supporte la Palestine mais se fout qu'il y ait le bordel à Ghardaïa, a Ain Salah ou à Bouira, Il pense que défendre "sa religion" dans les pays où la liberté de religion est plutôt bien admise est plus vital que défendre la liberté de religion et de conscience dans son propre pays, il supporte son équipe de football quitte à se faire payer son billet d'avion par l'argent de la caisse noire. Il s'implique dans les conflits internationaux pour le plaisir de faire chier les anti-Wantotristes à qui il dénie le droit à la critique déconstructive sous peine de haute trahison et de rumeurs de collusion avec la main de l’étrange "G" (majuscule dans le verset original).
  2. Le Wantotriste secondaire est un Wantotriste mou : Il voudrait ne pas trop critiquer car il croit que l'Etat c'est d'abord l'ordre et la sécurité loin devant le droit et la justice. C'est un craintif, il a été échaudé. Alors il se fait malmené par le Wantotriste primaire qui finit par le récupérer au gré d'un événement sportif même perdu, même grassement corrompu, ou d'une découverte scientifique (l'Eau chaude ou la catapulte chinoise) par un citoyen de même obédience génético-culturelle que lui. Les voilà soudain, côte à côte marmonnant des Wantoutriseries, la larme à l'œil, bras dessus bras dessus. Pas d'intimité mixte ceci dit car le Wantotriste est un pieux hipster quand il n'est pas un Well Respected Akhina.
  3. Le Wantotriste tertiaire est un je m'en fichiste. Il est là à attendre le prochain match de foot du Barça car son équipe de foot locale est sous alimentée et il s'en fout. Il aime les femmes soumises, va à la mosquée, se masturbe souvent, fait Ramadhan, prend une bière de temps en temps en cachette mais croit qu'il est un soldat de réserve en cas de "onséjamé". Il est aussi un harraga potentiel. Il peut être islamiste le jour, hchaichi le soir et digouti entre 7h du matin et midi surtout le vendredi de la grande Djoumou3a.
  4. Le Wantotriste quaternaire est une espèce en pleine culture (bactériologique pour qu'on s'entende bien). C'est une catégorie composée essentiellement de vieux (de 35 a 67 ans). Ils ont eu la naïveté de croire à quelques rêves successifs qui se sont avérés made in Taiwan, China, Bologhine, Tizi Wezzu et Ifri... et qui se sont tous brisés les uns après les autres sans tuer complètement un petit bout d'espoir facilement dopé au Qassaman et Mawtini et qui quand on leur dit : "le Wantotrisme footbalistique c'est de la merde" osent répondre naïvement : "ne dénions pas au peuple ces petites joies, le peuple a tellement souffert le pauvre".


Tafsir preliminaire d'un éminent exégète du Wantotrisme, AAK, surnommé aussi Ariless à cause de ses proéminentes canines :


"Le Wantotrisme n'est pas un simple biais psychologique. C'est beaucoup plus que ça. Le Wantotrisme est un art de vivre. C'est une manière d'appréhender la totalité du monde et de mener son existence. Le Wantotrisme c'est une manière de manager l'entre soi afin d'assurer sa présence au monde.

Le Wantotrisme est une philosophie de l'existence qui juxtapose de manière schrodingerienne, la jouissance de l'instant présent et la pulsion auto-destructrice. Les punks avaient le "no future", le post-moderne a son "no présent" .... Les Wantotristes ont "we have no past, no present and no future" sauf que leur niveau d'anglais se résume à Wantotri mais c'est dans l'esprit...".

Manifeste rédigé par Daddathwen El Djoudhi.



PS : Ceci est une mise à jour de la même chronique intitulée "Le Wantotrisme pour les nuls" initialement publiée sur Zoom Algérie. 






jeudi 25 mai 2017

dimanche 30 octobre 2016

Street Art - Alger


Street Art | Algiers
Artwork : Klash 16
Photo : Rajaa

samedi 29 octobre 2016

DZ HALLOWEEN


Le mal s'est déguisé depuis et la peur n'a toujours pas changé de camp...

dimanche 23 octobre 2016

Interview de Klash 16 : Documentaire sur le Graffiti et le Street Art en Algérie


Interview accordée à l'association Yaumena qui abordait la question de l'espace public en Algérie sous forme de documentaire sur le graffiti et le street art à Alger. Bonne lecture !

Est-ce que tu pourrais te présenter brièvement ?


Je suis un artiste algérien né et grandi en Algérie. J’ai commencé à dessiner et à peindre depuis ma tendre enfance en alternant caricature, BD et peinture. Ma curiosité, parfois excessive, m’a poussé à m’intéresser à d’autres disciplines comme la calligraphie, le graffiti, le design graphique, le bodypainting, le tee shirt design et la photographie. Il n’est pas évident de faire tout cela à la fois mais c’est leur somme qui font de moi l’artiste que je suis. Elles ont forgé ma propre identité artistique.


Quand as-tu commencé à peindre des murs et surtout pourquoi ? Est ce que tu peux nous parler de cette période, au niveau politique et social en Algérie ? 


J’ai découvert le graffiti vers les 13-14 ans. Je faisais beaucoup de sketches (graffiti sur papier) et j’étais frustré de ne pas pouvoir le faire sur des murs qui étaient déjà envahis par des transcriptions souvent à connotation politique. Il faut savoir qu’à l’époque, l’Algérie connaissait sa plus grave crise politique et sociale depuis l’indépendance. Les murs étaient une sorte de témoins de ces bouleversements majeurs et qui ont eu définitivement un impact brutal sur le cours de l’histoire. Ces transcriptions traduisaient un certain marasme social et une revendication politique sous forme de slogans hostiles au pouvoir.
J’ai commencé par apposer mes gribouillis sur les murs qui se sont petit à petit transformés en tag d’un point de vu typiquement graffiti.


Tu dis vouloir entretenir une « contre-culture » qui peut faire changer les mentalités des algériens : d’où vient cette « contre-culture » ? Est elle issue de la période post décennie noire ou tu as commencé à tagger ? 


Elle ne vient pas de la décennie noire mais bien avant cela. La naissance d’une contre culture n’est que le résultat de plusieurs décennies de dictature, d’enfermement et de vouloir imposer la pensée unique à tout citoyen désireux d’exprimer une idée qui soit différente de ce que véhiculait les canaux officiels de la propagande du régime. Même la société était complice à travers l’idée de conserver, à tort, une certaine identité faite d’un mélange de traditions et de croyances religieuses ce qui réduisait drastiquement le champs des libertés individuelles et collectives. La contre culture existait déjà à cette époque, clandestinement certes, mais elle existait bien. Même certains acteurs y ont laissé leur peau.




Le street art est-il un élément de cette sous culture ou un moyen de la transmettre ? 


Absolument ! Quoi de mieux que la rue pour s’exprimer et faire passer un message ?! Surtout pour un algérien qui entretient une relation charnelle avec le mur et « El Houma » (le quartier). Le street art a cette capacité de rassembler toutes les formes d’art possible et les exposer publiquement et gratuitement dans la rue. La télévision, comme outil de propagande et d’asservissement intellectuel, a pénétré l’intimité de nos foyers pour violer nos esprits. Occupons la rue pour nous venger avec les plus belles des manières : l’Art !


Pourquoi choisir les murs et pas un autre support ? 


1/ On a droit à une sorte de tableau géant 2/ On y expose gratuitement 3/ On participe à l’embélissement de l’expace urbain et au rayonnement culturel de la ville. Ceux qui n’aiment pas ça, ils n’ont qu’à changer de trottoir ^^


Ton action est-elle considérée comme de la délinquance par les autorités et si oui dans cas pourquoi braver l’interdit ? 


La meilleure façon d’interdire un truc est de l’autoriser. Un art autorisé n’est plus de l’art. Je préfère brader l’interdit et garder ma liberté que de participer à toute forme de récupération ou évènement autorisé par des gens qui n’ont aucun respect pour les artistes (ou l’être humain tout court). Il se trouve que mes créations véhiculent un message politique. Je vous laisse le soin de deviner leur position par rapport à cela.


Comment choisis tu tes murs ? En fonction du passage, du quartier, de la qualité du revêtement ?


De tout cela et d’autres facteurs comme le thème, le message, la taille de l’œuvre et l’horaire.

Pour toi le street art est-il forcément engagé ?


Pas spécialement car la rue n’est pas seulement un espace où l’ont manifeste son ras le bol mais c’est aussi un espace de rencontres, d’échange, de détente. Tout simplement un espace de dialogue. Le street art reprend cette même règle. L’important est de créer quelque chose qui interpelle.

Est-ce que tu penses que le street art peut améliorer l’implication des jeunes en politique ?


Complètement. Personnellement, au début de la crise qui a déclenché la guerre civile en Algérie, j’ai remarqué une disparité entre le discours officiel que j’entendais à la télé et les slogans et affiches (caricatures, photomontages…etc) sur les murs de mon quartier. Les opposants exploitaient les murs pour faire passer leur message et sensibiliser les gens. Même si parfois les messages étaient radicaux, cela m’a rendu curieux, m’a poussé à réfléchir et à prendre conscience de certains éléments que j’ignorais


Tu penses que ça ne sert à rien d’être subtil : alors pourquoi utiliser des dessins plutôt que des mots ? Qu’est ce qui donne à un dessin plus de force qu’un texte ? 


La subtilité est employée dans certains contextes. Tout dépend du but et de l’étendue de l’action menée ou du message qu’on veut transmettre.
Le dessin et le texte sont tous deux pareils à mes yeux. Ce sont d’ailleurs deux formes d’expression que j’essaie d’associer pour apporter plus d’impact.


« La liberté on ne te la donne pas, tu l’arraches ». N’est-ce pas paradoxal avec ton engagement politique ? Ou espères-tu un jour que cette liberté pourra être donnée par des gens de confiance ? 


Bien au contraire. Elle est l’essence même de mes convictions. Le combat pour la liberté ne s’arrête jamais. Une fois acquise, le combat s’intensifie pour la sauvegarder.


Des rappeurs du groupe Democratoz disent qu’en Algérie, les artistes sont des chômeurs. Peux tu nous parler de la façon dont tu es vu par les jeunes d’une part, et part les autorités d’autre part ?


Un artiste est souvent victime de clichés et de marginalisation. On est bon que pour faire des portraits ou des logos. Il est vrai que la plupart sont fauchés sauf pour certains qui ont choisi un autre métier pour survivre ou faire de l’art mainstream pour bénéficier d’une exposition médiatique plus large. Je suis assez discret pour entretenir un quelconque rapport avec les autres. Mon monde artistique est intime, mes œuvres le sont un peu moins et je préfère parfois les partager sur le net. Je suis très attaché à ma liberté et à mon indépendance d’où le choix de rester loin des projecteurs. Quant aux autorités, j’ignore réellement ce qu’ils pensent de mes travaux mais j’aurai une idée plus précise le jour où je me ferai chopé ^^ 


Qu’est ce que tu penses de l’évolution du street art aujourd’hui à Alger et de la nouvelle génération de street artist ? Penses tu que « la renaissance artistique » de l’Algérie est en bonne voie ? 


Je suis très optimiste quant à l’avenir de la scène artistique en général et du street art en particulier. Il y a une génération prometteuse qui monte et qui a soif de liberté, de création et de changement « positif ». Cette génération a besoin de plus d’espace, de tolérance mais surtout d’encouragement. Par ailleurs, j’exclue vigoureusement toute tentative de récupération des artistes de la part des autorités à des fins très douteuses.


Pourquoi être parti à l’étranger, après avoir lutté autant pour la liberté en Algérie ? Qu’est ce que tu fais maintenant à l’étranger ? Est ce que tu es en contact avec la jeunesse du street art ? 


J’ai eu l’occasion de partir continuer mes études à l’étranger. Je bosse actuellement dans une boite de communication. C’est un choix personnel mais je n’ai jamais cessé mon art qui plaçait l’Algérie au centre de mes œuvres. C’est ma façon à moi d’entretenir une certaine relation avec mon pays ainsi que mes concitoyens. C’est une relation un peu compliquée. Un mélange de nostalgie, de désamour et d’espoir. Si vous cherchez le mot amour, vous le trouverez caché dans nostalgie. Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça. Et c’est pour cela que c’est compliqué…

Interview réalisée par Pierre Sudan

Visionner le documentaire : Alger, Ma Ville, Mon Amour, Mon Quartier


PS : Ce n'est pas ma voix. Mon intervention a été lue par quelqu'un d'autre.



lundi 17 octobre 2016

mercredi 31 août 2016

T-shirt Bouteflika - Riyeh Propaganda



Boutef | Riyeh Propaganda

T-shirt Homme : http://bit.ly/2bHa1Ox
T-shirt Femme : http://bit.ly/2bApy0D
Sweat-shirt Homme : http://bit.ly/2bAqlP2
Sweat-shirt Femme : http://bit.ly/2bQCEKF

dimanche 28 août 2016

BOUTEFLIKA - RIYEH PROPAGANDA



Bouteflika | Riyeh Propaganda


Il fallait rendre hommage au célèbre cri haineux et à l'excès de zèle de fakhamatouhou, sa majesté Abdelaziz Bouteflika, et à son fameux "RIYEH !" infligé à "ce putain de peuple (qui) broute comme un mouton" (n'est ce pas AKH ?) depuis 1999 ! 

Riyeh Propaganda est l'illustration de la dictature politico-militaro-financière corrompue subie par le peuple algérien. Un peuple qui sombre malheureusement dans un sommeil profond et un immobilisme inquiétant, conséquence d'une machine de propagande médiatique redoutable, d'une politique d'abrutissement à grande échelle et d'une police politique étouffant les libertés individuelles et collectives et traquant le moindre soupçon de révolte !
Bref, Riyeh et ferme ta gueule ! (si tu veux survivre temporairement...)

Artwork :
Klash 16'Art
Inspiration thématique et graphique : L'actu & le vécu + Obey Propaganda

mercredi 13 juillet 2016

Klash 16'Art tshirt


Klash 16 Art 
Modèle homme : http://bit.ly/28UV7lC
Modèle femme : http://bit.ly/28Zh7jK